VIERGE DE VLADIMIR


GLOIRE A LA SAINTE CONSUBSTANTIELLE VIVIFIANTE ET INDIVISIBLE TRINITE. AMEN.**** L'objet de ce blog est la présentation de toutes les icônes que j'ai peintes depuis 7 ans, après être passé par l'atelier Chamonet auprès du Maître Jean-Paul Juen. ********** N'OUBLIEZ PAS DE CONSULTER L'ARCHIVE OU SE TROUVENT LES ICONES PAR MOIS SUCCESSIFS (AU MILIEU DE LA PREMIERE PAGE A DROITE) Vous pouvez également visiter mon blog sur la vie spirituelle : http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/





Taille de l'icône : 15 cm x 20 cmRéjouis-toi, terre bénie qui fis pousser * en ce monde le rameau porteur de notre Dieu, * toi qui sans cesse méditais sa loi et en qui la grâce fut ébauchée; * qui, libérée de la stérilité par ton enfantement, * par ta mort as quitté la corruption * et brillamment passée de terre vers le divin; * aïeule bienheureuse du Christ notre Dieu, * toi qui as enfanté * sa mère, le chandelier porteur de la clarté, * avec elle supplie le Seigneur * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.



Les interventions de Marie à Constantinople ont été très fréquentes, notamment au sanctuaire de la Source Vivifiante, toujours très célèbre, à l'ouest de la ville, un peu à l'extérieur des remparts, près de la porte de Silivri. C'est le lieu d'une multitude de miracles qui se sont réalisés et continuent de l'être depuis plus de 15 siècles par l'intercession de la Vierge, « Source de Vie ».
L'historien byzantin Nicéphore Calliste Xanthopoulos (13e-14e siècle) rapporte que c'est l'Empereur Léon 1er le Thrace (5e siècle), qui retrouva l'emplacement de la Source. Alors qu'il était encore simple soldat, une voix céleste le conduisit en lui parlant comme au souverain : « Empereur Léon, entre au plus profond de ce bois, prends avec tes mains de l'eau bourbeuse et guéris la soif de l'aveugle ; enduis les yeux de cet aveugle, et tu sauras immédiatement qui je suis, moi qui depuis longtemps suis l'habitante de ce lieu. » L'aveugle recouvra la vue et Léon, devenu Empereur, bâtit une église en ce lieu vers 474.
Longtemps après, alors que le grand temple menaçait de s'écrouler, la Mère de Dieu apparut et le souleva jusqu'à ce que fût sortie la foule qui le remplissait. Après la prise de Constantinople par les Turcs (1453), l'église et le monastère ne sont plus que ruines, mais les malades continuent à accourir à la Source où se multiplient miracles et guérisons : « quelle langue pourra décrire tout ce que cette eau a produit et tout ce qu'elle opère jusqu'à ce jour, car ils surpassent en nombre les gouttes de pluie, les astres du ciel ou les plantes de la terre, les miracles que nous observons tous les jours ! » (Triode de Carême, Diaconie Apostolique 1993).
Au 19e siècle, l'église est reconstruite telle qu'elle existe encore aujourd'hui, ainsi qu'une autre plus petite abritant la Source. Cet endroit est appelée actuellement "Balikli" ou "Baloukli", du turc "balik" qui signifierait "poisson" ; l'eau y est en effet très poissonneuse. Depuis 1824, tous les patriarches de Constantinople sont enterrés au monastère.
Cette eau de salut coule toujours... pour la guérison des maladies du corps et de l'âme : « O Vierge, tu es en vérité la Source de l'eau vive ; seule tu effaces à ton contact les cruelles maladies des âmes et des corps, en nous versant le Christ comme l'eau du salut » (matines orientales de la fête de ce jour).